skip to main |
skip to sidebar
la vie continue malgré les racistes (jouifsss

Des avions de combat et des hélicoptères d'assaut israéliens ont frappé aujourd'hui la bande de Gaza, faisant 195 morts. Un bilan qui, côté palestinien, marquera cette période de Noël comme la journée la plus meurtrière de ces vingt dernières années. Les équipes de secours continuent de travailler pour sauver les nombreuses victimes ensevelies sous les décombres.
Face aux assauts israéliens, les troupes de la bande de Gaza ont riposté par des tirs de roquettes, qui ont tué une Israélienne dans le sud du pays et en ont blessé plusieurs autres. Des témoins ont également signalé des bombardements israéliens, près de la frontière égyptienne, une frontière marquée par les centaines de tunnels qui la traversent pour permettre d'approvisionner l'enclave palestinienne isolé par le blocus israélien. Déjà, les associations humanitaires ont exprimé leurs craintes d'une aggravation dramatique de la situation humanitaire des quelques 1,4 millions de Palestiniens, dont plus de la moitié dépendent directement de l'aide alimentaire internationale.
Les menaces israéliennes mises à exécutionSelon des témoins, au moins trente missiles ont été lancés par les troupes aéroportées israéliennes. Le bombardement a eu lieu deux jours après que le gouvernement hébreu a décidé d'entamer une opération militaire de grande envergure sur la bande de Gaza, si les groupes armés palestiniens continuaient à lancer des roquettes sur le territoires d'Israël.
Face aux près de 80 roquettes reçues sur son territoire, le ministre israélien de la Défense Ehud Barak avait averti jeudi les militants du Hamas qui contrôlent la bande palestinienne qu'ils paieront le "prix fort". "Nous n'accepterons pas la situation", avait-il lancé. "Quiconque fait du mal aux citoyens et aux soldats paiera un lourd tribut", a dit le ministre de la Défense sans plus de précisions. Force est de constater que les militaires israéliens ont mis à exécution les menaces lancées par leur gouvernement.
La télévision locale a déjà diffusé des images de destruction de nombreux bâtiments, notamment à proximité du quartier général de la police. La télévision locale a également relayé la colère et la douleur de la population, les images de cadavres vêtus d'uniforme noir du Hamas participant à ce terrorisme télévisuel… Le Hamas a aussitôt précisé qu'il résistera "jusqu'à la dernière goutte de sang", le porte-parole de la branche armée du Hamas, Abou Oubaïda, assurant que le groupe "donnerait à l'ennemi une leçon qu'il n'oubliera jamais".
La ville de Gaza continue d'être recouverte d'une épaisse fumée noire, de nombreux bâtiments des forces de sécurité du Hamas ont été touchés, forces armées qui étaient la principale cible des attaques de Tsahal selon l'autorité israélienne. Le parti islamiste a annoncé qu'une centaine de membres des forces de sécurité avaient trouvé la mort, dont le chef de la police Taoufik Djabber, ainsi que le chef de l'unité de sécurité et de protection du Hamas. Le palais présidentiel de Gaza a également été pilonné. Ce bâtiment avait été saisi par le Hamas en juin 2007 après la déroute des forces de sécurité du Fatah de Mahmoud Abbas.
Réactions de la communauté internationale
Les condamnations de la communauté internationale n'ont pas tardé. Les appels au calme des États-Unis d'Amérique, de l'Union européenne, de la Russie, de la Ligue Arabe se sont relayés pour exiger un cessez-le-feu. L'organisation arabe a déjà convoqué une réunion des Ministres des Affaires étrangères pour lundi prochain au Caire. Les Etats-Unis ont réagi rapidement en appelant le Hamas à cesser les tirs de roquettes et Israël à ne pas s'en prendre à la population civile, sans exiger la fin des frappes aériennes cependant. Javier Solana, le représentant de la diplomatie européenne a appelé à un cessez-le-feu immédiat et a demandé à "toutes les parties à faire preuve de la plus extrême retenue".
De son côté, le Président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a qualifié l'attaque israélienne de "criminelle" et a demandé à Israël de cesser immédiatement cette agression, tout en multipliant les contacts dans la communauté internationale pour faire pression sur l'État hébreu. En Cisjordanie, à Jérusalem-Est, Ramallah et Hébron, de nombreux Palestiniens se sont rassemblés pour manifester contre l'attaque israélienne
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire